« Avec la troupe de la Comédie Française, Eric Ruf met en scène une pièce admirable de Racine », Télérama

Publié le 25/05/2018

Peu jouée, cette pièce de Racine mêle un complot politique et une triangulation amoureuse en nous plongeant dans l’intimité mystérieuse d’une femme.

« Alors que résonnent les lancinants alexandrins, c’est le silence de l’autorité cachée qui oppresse tout au long de l’admirable pièce, si peu jouée. Éric Ruf l’a montée avec toute l’écoute nécessaire, au milieu de ces armoires qui racontent à chaque spectateur secrets de famille et d’enfance… ». Fabienne Pascaud – Télérama, Samedi 29 avril 2017

« Les Comédiens-Français sont à peu près les seuls à pouvoir jouer la langue de Racine avec une telle 25aisance et une telle pureté […] Ce Bajazet offre un vrai plaisir d’acteurs ». Fabienne Darge – Le Monde, Lundi 17 avril 2017

« Métaphore des intrigues de la cour de Versailles, la pièce ne manque pas de charme avec son côté «mille et une nuits» tragique. Dans sa scénographie, Éric Ruf a su rendre avec justesse l’atmosphère de « huis clos » du sérail. Une forêt de vieilles armoires occupe une bonne partie de la scène, révélant, quand les portes s’ouvrent en grinçant, des robes d’apparat, ou un vide inquiétant. Sur le sol, une mer de chaussures suggère l’armée des ombres des femmes aimées, puis délaissées. Les comédiens évoluent avec précaution dans ce précieux capharnaüm, magnifié par un saisissant clair-obscur. Reste à déployer avec force et talent les vers de Racine ». Philippe Chevilley – Les Echos, Mardi 12 avril 2017

« Tragédie en cinq actes de Racine, la peu montée Bajazet déploie son cruel jeu de l’amour et du pouvoir dans un espace délimité par de lourdes armoires de bois. Au sol, s’aligne un champ d’escarpins pour mieux rappeler le mystérieux et interdit sérail. Un décor massif et oppressant au centre duquel évoluent les comédiens du Français sobrement dirigés par Éric Ruf. Ils font sonner magnifiquement la langue de Racine. Ses vers captivent comme hypnotisent ces déplacements fantomatiques de femmes en robes légères dans ce labyrinthe boisé. Irréel, un peu froid aussi malgré toute la passion, ce spectacle n’en est pas moins fascinant ». Sylvain Merle – Le Parisien, Lundi 24 avril 2017

Crédit photo Vincent Pontet, coll. Comédie-Française

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vendredi 22 février 2019 - 20h30

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