« Ce texte je l’offre à Josiane Balasko » Hélène Fillières

Publié le 25/10/2016

Parmi les  trois nouvelles qui composent La Femme rompue de Simone de Beauvoir, il y a ce Monologue écrit en 1967 , qui fait figure d’ovni dans l’oeuvre de l’auteure, tant par le caractère concis et sans fioritures de son récit que par son style résolument cru. 

Simone de Beauvoir  disait : « j’ai choisi un cas extrême. Une femme qui se sait responsable du suicide de sa fille et que tout son entourage condamne […]. Pour récuser le jugement d’autrui, elle enveloppe dans sa haine le monde entier. Je voulais qu’à travers ce plaidoyer truqué le lecteur aperçût son vrai visage. »

Après avoir incarné une chef de clan dans la série télévisée Mafiosa, Hélène Fillières s’empare de ce texte à la rage salvatrice. Il fallait bien quelqu’un comme Josiane Balasko, une actrice de coffre qui ne minaude pas pour séduire ni pour attirer la compassion, pour donner corps à ce plaidoyer en faveur de la femme trahie. Dans une interview, tournée au Théâtre de la Croix Rousse, elle explique ses choix, revient sur le texte de Beauvoir, et évoque sa complicité avec Josiane Balasko.

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vendredi 4 novembre 2016 - 20h30

La Femme rompue