De Chaplin aux Deschiens, les inspirations de Bigre

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Bigre

mardi 17.11.2015 à 20h30

Nous avons demandé à Pierre Guillois, créateur du spectacle Bigre, de nous parler de ses inspirations… Et elles sont plutôt vastes ! Du cinéma, de la BD et quelques références théâtrales pour un mélo burlesque détonnant.

Tout d’abord, il y a ce qu’il appelle « les Grands du muet » : Chaplin, Keaton, Laurel et Hardy, Harold Lloyd… que lui et ses acolytes Agathe L’Huillier et Olivier Martin-Salvan ont revu pour la création du spectacle (rappelons que Bigre est un spectacle sans paroles). « Chaplin, j’ai regardé quelques courts des tout débuts. » nous dit-il. « Tout de même l’œuvre ultérieure est supérieure, mais c’est très beau de voir naître le personnage de Charlot, la naissance d’un cinéaste, comment il affine son personnage, l’écriture. Comment il commence avec beaucoup de cabrioles pour aller vers plus de subtilités, des narrations plus complexes, un récit sur la pauvreté… Pour Laurel et Hardy, j’ai notamment vu The Music Box et Œil pour œil, de petits chefs d’œuvre ! J’ai encore en tête des extraits magnifiques, des séquences catastrophes dans lesquels ils étaient maîtres. Et il y a Harold Lloyd que je connaissais mal. Excellents films au rythme d’enfer. »

Mais il nous parle également de Mr Bean, de Jim Carrey et surtout de Tati « moins puissant dans le burlesque mais plus poétique. Ça reste une leçon. » nous dit-il « C’était intéressant pour nous sur la question du sans parole puisque Playtime par exemple n’est pas à proprement parlé du muet. »

En Bande Dessinée, le metteur en scène a lu récemment deux très belles BD sans parole : Un Océan d’amour de Lugano & Panaccionne et Pinocchio de Winshluss.

Quant au théâtre, « peu de références » nous dit-il, mais il cite tout de même Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff, créateurs du spectacle puis de la célèbre compagnie Les Deschiens au début des années 80.

Bigre sera présenté le 17 novembre 2015 à l’Avant Seine.

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