Entre théâtre et cinéma : regarder à travers une lucarne

Publié le 01/06/2017

Le spectacle Gulliver appartient à un projet de recherche intitulé Les pièces de chambre. Karim Bel Kacem, le metteur en scène, crée un dispositif d’observation où les spectateurs sont disposés autours d’une grande caisse de bois dans laquelle se déroule l’action. L’apport du cinéma au théâtre repense la place du spectateur et  ne manque pas de nous surprendre ! 

Par ce dispositif, Karim Bel Kacem, explore la pensée de Gilles Deleuze dans Qu’est-ce que l’acte de création ? : “ ce que le théâtre a à apprendre du cinéma tient principalement de la dissociation entre ce qui est vu et ce qui est entendu”.  Cette série des  cherche à saisir comment un vocabulaire propre au cinéma (montage, cadrage, hors champs…) peut être utilisé, voire subverti, par le théâtre.

Karim Bel Kacem décide de commencer sa pièce, le jour où Gulliver rentre chez lui et raconte son voyage. Comme un flash-back cinématographique, le spectateur est ensuite transporté en plein cœur de Lilliput peuplée d’innombrables figurines. En donnant corps aux “allégations” de Gulliver, le spectacle bascule sans cesse du huis clos (monde fini) au monde (infini) du rêve. L’expérience se situe dans la confrontation entre ces deux mondes, grâce à un dispositif d’observation immersif qui place le spectateur en position de voyeur, regardant à travers une lucarne et écoutant au moyen d’un casque. Observer sans être vu n’est-t-il pas avant tout un plaisir enfantin ?

Source : La Colline – Théâtre national

dans
la programmation

Du 12 au 13 octobre 2017

gulliver