Une « forêt de caoutchouc et d’acier » pour renouveler la pratique du mât chinois

Publié le 25/05/2018

Le mât est une discipline principalement soliste… et c’est bien pour cela que les sept circassiens du collectif sous le Manteau pensent que son potentiel en collectif reste à découvrir.

Avec leur création Monstro, il souhaitent ainsi repousser sa pratique au-delà de ses limites actuelles. Au gré de séquences rythmiques, physiques et musicales ils partent à la recherche de l’état de gravité zéro lorsqu’ils flottent entre les mâts.

« Du bizarre au lumineux, du beau au dérangeant, notre univers entre réalité et état de rêve, offre nos regards combinés sur la vie dans lesquels vous pourrez sûrement vous reconnaître, avec humour, honnêteté et introspection. » Collectif sous le Manteau

Propulsés au-delà d’une technicité spectaculaire, ils évoluent en faisant nombre, dans un espace qu’ils ont dessiné comme une forêt. Ce dispositif composé de sept mâts de différentes hauteurs disposés de façon asymétrique, il n’a pas encore eu lieu dans leur discipline, c’est eux  qu’ils l’ont imaginé ensemble.

D’une technique essentiellement développée sur un axe vertical, à partir d’un mât ou de deux mâts qui se font face, ils explorent alors de nouveaux potentiels. Ils travaillent sur l’axe horizontal en ouvrant la possibilité de jouer dans les espaces entre les mâts, mais également sur et sous les 18 sangles qui les maintiennent, de la cime jusqu’au sol.

Tels des habitants hybrides d’une forêt de caoutchouc et d’acier, rigide et organique, ils déplacent étrangement des situations du quotidien à cinq mètres de hauteur et vous invitent à les suivre dans ce voyage émotionnel.

Crédit photo Albertine Guillaume

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mardi 12 mars 2019 - 20h30

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