Le jazz et l’amour avec Jacques Gamblin

Publié le 10/03/2017

Pour sa 30e édition le festival Jazz sous les pommiers, à Coutances, a eu l’idée d’associer Jacques Gamblin, qui est originaire de la ville voisine, à un orchestre jazz. Ça ne devait être que pour cinq représentations, mais ça tourne depuis 2011.

Mais enfin qu’est-ce qui vous prend ? Vous n’aimez pas le jazz…
Encore un défi ! Mais si j’aime le jazz, je ne suis pas un grand connaisseur ou collectionneur de jazz, mais j’aime cette musique. Une chose est sure, c’est que le « chabada » me fait tricoter de la jambe. Et ça suffit amplement à me donner envie de la faire tricoter aux autres !

Le spectacle vous a-t-il réconcilié avec la musique, vous qui avez échoué au piano, à la guitare et à la batterie ?
Je n’ai jamais été fâché avec la musique, et ne le serrai jamais. Il n’y a rien pour moi de plus enthousiasment que la musique. Parce que la musique, quelle qu’elle soit, c’est le corps et la tête en même tems. Ce n’est que sensation et désir, désir de bouger ou simplement de s’étendre. Et c’est pourquoi je délègue, je mets mes rêves en face de moi en la personne de Laurent de Wilde et des cinq autres musiciens et je les admire à distance. De temps en temps, je mets des mots sur mes rêves de musique et réciproquement. En fait, ce spectacle me réconcilie avec tout ! C’est difficile de faire mieux. Avec la joie, les rapports humains, l’énergie, l’amitié le plaisir, la danse…

Ce qui devait être une carte blanche d’un soir, est devenu un spectacle. Comment expliquer vous ça ? C’est l’invention d’un genre ?
Le point de départ est Jazz sous les pommiers, 30e anniversaire de ce grand festival à Coutances dans la Manche. Je collecte des textes et finalement je me mets à écrire moi-même une histoire… d’amour évidemment. Une histoire que je joue, que je narre, que je « sketche » ou que je « parle rythme », mais que je ne chante pas, une histoire accompagnée par la musique que Laurent de Wilde a composée, et qui est plus funk, plus « groove » que « tradition ». C’est la musique, des mots, une énorme complicité, des moments purement musicaux ou purement théâtraux.

Savez-vous d’où provient la plaisir sur scène ? Cette excitation, cette jouissance ou cette joie ?
Ce spectacle est précisément celui dans lequel je prends plus de plaisir que je n’en ai jamais eu. Le fait que la musique sans doute, de l’admiration que j’ai pour Laurent de Wilde, de la complicité avec tous les musiciens, mais aussi le fait de danser les mots. Il y a tout ce que j’aime là-dedans finalement, les mots, la musique, le mouvement, l’humour et la connivence pour ne pas dire ‘amitié.

Propos recueillis par Pierre Notte pour le Théâtre du Rond Point

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