Pss Pss et autres Histoires de clowns

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Pss Pss

mardi 29.03.2016 à 20h30

Le 29 mars 2016, les clowns Baccalà Camilla et Simon envahissent le plateau pour nous présenter Pss Pss, un petit bijou de poésie et de virtuosité. En attendant le spectacle petit retour rapide sur le clown, ses codes, son histoire et les inspirations de Camilla et Simon.

Petite histoire du clown

Le clown est un terme d’origine anglaise. Clown signifie paysan au sens le plus péjoratif, c’est à dire un homme balourd. Ses origines sont à la fois multiples et assez incertaines: bouffon de l’Antiquité, fou du Moyen Âge, personnage issu de la Commedia dell’arte… C’est une figure qui semble s’être inventée elle-même à partir de multiples modèles qu’il n’a toutefois pas imités strictement.

L’écuyer Philip Astley, à l’origine de la création du cirque traditionnel, engage dès 1770 des bouffons de piste chargés de meubler les temps morts entre les numéros d’un spectacle essentiellement équestre. Le clown jouait alors le rôle d’un palefrenier maladroit.

Sous le Second Empire, Paris, qui a vu déferler d’Angleterre la première vague de clowns, devient la capitale européenne du cirque. Mondains, artistes et intellectuels s’y donnent rendez-vous et s’entichent de ces nouveaux personnages, alors beaucoup représentés en peintures et gravures par le mouvement impressioniste, puis par les début du cubisme avec les premières toiles de Picasso. Chagall peindra également de nombreuses représentations de clowns et d’Arlequin. Cette fascination trouve son apogée dans les années vingt. Écrivains, peintres, auteurs dramatiques et cinéastes viennent puiser au cirque de nouvelles émotions.

Le clown en quelques codes

On dit que les clowns font des entrées et non des numéros. L’entrée de clown est définie comme une petite comédie dont le dialogue est souvent réduit au minimum pour ne pas alourdir l’action. Les clowns sont rarement bavards. Les canevas des entrées sont puisés dans le fonds commun de la farce et transmis par voie orale de génération en génération.

Les thèmes sont très simples, les arguments très minces. Ce sont les interprètes qui donnent toute la singularité et la force expressive au numéro. Une même entrée peut ainsi prendre des formes très différentes selon les artistes qui l’interprètent.

Pour palier l’interdiction de parole, le clown a dû très tôt se montrer un artiste exceptionnel. Pour parodier l’écuyer, il faut être meilleur que l’écuyer. Pour présenter chiens, chats ou perroquets, il faut connaître les clefs du dressage. Et pour jouer du violon au sommet d’une échelle en équilibre, il faut avoir appris la musique. Le clown est un virtuose, un artiste complet.

Pss Pss, un mélange des genres

Pour créer leurs numéros, Camilla et Simon s’inspirent des clowns historiques mais également du clown moderne. Leur duo comique n’est en effet pas sans rappeler les frasques des célèbres Laurel et Hardy. Quant à leur maquillage tout de noir et  de blanc, il s’inspire de celui des clowns blancs, à la manière de Chaplin et Keaton,  pour accentuer les traits du visage et mettre en valeur la pantonomie et le comique de gestes.  Et leur jeu de scène oscille entre l’art du mime et le comique de situation. Le regard et le corps sont sans cesse utilisés et exagérés comme dans les films de Chaplin. Mais nos deux clowns, à l’instar des clowns traditionnels, sont aussi acrobates virtuoses et musiciens.

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