«MACBETH» ENVOIE DU BOIS (Libération)

dans
la programmation

« Le temps d’une soirée, les spectateurs s’engouffrent dans la forêt, à la rencontre de Macbeth et de ses démons. »
Guy Flattot / l’Humanité  > lire l’article

C’est un Macbeth très particulier que donne à voir et à entendre l’Unité : le texte a été fortement élagué et simplifié. Les décors sont de bric et de broc. Le but de cette balade en forêt est avant tout de séduire le spectateur rétif à Shakespeare. Nous sommes guidés dans les bois et dans le texte par Hervée de Lafond, qui va jusqu’à interrompre certaines scènes pour en expliquer le sens, et même faire d’amusants arrêts sur image. Puis nous  repartons vers un autre lieu, dans la nuit. Rapidement, l’affaire tourne à la bouffonnerie. Ce «Macbeth expliqué à…» devient un spectacle de rue, ou plutôt de forêt, et l’on rit beaucoup.
Edouard Launet / Libération  > lire l’article

« La forêt est épaisse, drue, vous pouvez vous y perdre, mais ne vous inquiétez pas, des champignons magiques vous indiqueront la route. »

Cent soixante personnes, venues en car, écoutent avec attention les recommandations de la guide-accompagnatrice. La guide est une comédienne, Hervée de Lafond, codirectrice du théâtre de l’Unité d’Audincourt (Doubs), qui a eu cette idée un peu folle de monter Shakespeare en milieu naturel, dans le cadre du festival Chalon dans la rue. « Attention, c’est la guerre, la forêt est infectée de soldats norvégiens », prévient-elle. Sagement, tabouret sous le bras, les spectateurs suivent à tâtons les petits champignons qui clignotent dans la nuit, puis ils s’arrêtent devant une ligne lumineuse. Les sorcières, Macbeth et le général Banquo apparaissent…
Sandrine Blanchard / Le Monde.fr  > lire l’article

Joué par onze comédiens, le Macbeth du théâtre de l’Unité se concentre en cinq scènes, réparties dans différents lieux de la forêt, uniquement éclairés par des feux, des projecteurs de voiture sur batterie et des leds. Les acteurs ne jouent ni la grandiloquence ni le grotesque, mais mêlent l’humour au grossissement des traits de caractère de chaque protagoniste, vus à la loupe d’une lecture contemporaine de ses thèmes, “d’une modernité absolue, un véritable outil de décryptage de la vie politique actuelle”.
Fabienne Arvers / Les Inrocks  > lire l’article

La pluie et le froid n’auront pas eu raison de moi, et heureusement parce que je me serais privée d’une expérience théâtrale unique, joyeuse et poétique et d’un Macbeth mouvementé, enfin !
Maud Sérusclat-Natale / Les Trois Coups.com  > lire l’article

Pour aller plus loin :

« En revisitant les «classiques», la troupe qui a largement participé à inventer les arts de la rue en prenant une distance critique vis-à-vis du théâtre en salle et en œuvrant à des écritures collectives, convie à de nouvelles explorations. »
Lisez l’analyse de Serge Chaumier, auteur et professeur à l’université d’Artois  > lire l’article

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