Sauvetage de bobines

À l’occasion de la venue de Serge Bromberg et son Retour de flamme spécial Charlie Chaplin, le Magazine s’intéresse aux techniques de conservation et de restauration de films anciens.

La préservation de ce patrimoine résulte d’une prise de conscience récente car pendant les 50 premières années du cinéma, personne ne songeait à conserver les films. Parfois même, inconscients de leur valeur, nos ancêtres les ont fait disparaître volontairement. Ainsi en 1910, Éclair détruisit tout son stock pour prouver que seules des « nouveautés » figuraient à son catalogue. Or, le nitrate, matériau utilisé jusque dans les années 50 pour fabriquer les films, présente deux inconvénients majeurs : celui dʼêtre inflammable, ce qui a valu aux films de cette époque lʼappellation de «films flamme » (en 1897, un incendie fit ainsi 140 morts au Bazar de la Charité), mais aussi celui de se décomposer inexorablement. Dès lors, la recherche et la restauration de ces premiers films devient une course contre la montre.

Défricheurs de vieilles bobines, nous vous proposons une mise à jour des techniques de restauration au travers de la captation de l’atelier Restaurer un film, animé en 2012 par les équipes de la Cinémathèque française et des Archives françaises du Film du CNC.