petit théâtre, grande fantaisie

Publié le 17/01/2019

Présentez-nous ce petit théâtre de gestes

Elsa De Witte : On a eu envie de monter un cirque miniature, sous un tout petit chapiteau facile à transporter. C’est parti de là. C’est familial, on est sur la route avec nos enfants ! On a voulu mêler nos savoir-faire, et mettre tout ce que chacun sait faire dans ce petit spectacle.

Laurent Cabrol : Pour ma part j’ai pas mal traîné dans le cirque dit classique, de tradition. Il y a beaucoup de codes avec lesquels on a eu envie de jouer, avec tendresse. On s’inspire de l’imagerie du cirque, on la tort, on la décortique…

Une grande place au son est donnée dans le spectacle.

Elsa De Witte : On a la chance d’avoir quatre copains exceptionnels qui sont venus composer pour nous. Ils nous ont fait du sur-mesure pour chaque numéro. Ça a été vraiment riche de pouvoir proposer cela, en plus de l’expérience visuelle.

On retrouve beaucoup de marionnettes dans le spectacle, pourquoi ce choix ?

Elsa de Witte : C’est drôle parce que nous on a du mal à les appeler des marionnettes. Pour moi ce sont de vrais personnages à part entière. La marionnette est un art très codifié et moi je ne me considère pas comme une marionnettiste. Mais effectivement, ça reste des personnages inanimés auxquels je donne vie.
On a eu envie de mettre beaucoup d’éléments du cirque dans ce spectacle, des funambules, des acrobates… Mais je ne suis pas circassienne, et Laurent est jongleur et clown. Les personnages ont été un excellent moyen pour apporter ce que l’on ne savait pas faire techniquement.

Laurent Cabrol : Et quand bien même, on n’aurait pas pu intégrer ces numéros tels quels vu la taille du chapiteau ! Les personnages sont aussi un levier d’imagination pour le public. Leur présence est très onirique, très poétique.

Vous n’êtes que deux ?

Elsa De Witte : Alors, on a notre amie Steffie Bayer qui nous a sculpté les visages et Anna et Thierry ont fabriqués tous les mécanismes. Le reste du temps c’est à deux ! Laurent fait la diffusion, moi la communication. On conduit les camions, on monte le spectacle !
Laurent Cabrol : Tout est artisanal, on a créé tout cela sans pression. Le spectacle n’est pas né d’une demande quelconque, on l’a fait pour nous, comme le petit cirque de nos rêves. Tout est inspiré des images qu’on a vues depuis que l’on est enfant.

Propos recueillis par le théâtre 71 dans le cadre du festival Marto.

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