« Toybloïd, une belle promesse de rock sauvage »

Publié le 14/12/2018

Formé en 2007 via une petite annonce passée dans Rock & Folk par Madeleine (à la basse), Toybloïd fait partie des groupes dont on a bien du mal à ne pas parler au féminin.

Emmené par une première ligne cent pour cent féminine, et propulsée par Pierre à la batterie, la formation propulse un garage rock, en anglais, un trio brut de décoffrage ! Leurs références ? Évidentes : « toutes ces filles qui font du rock qui ont énormément de culot, de bagout, de style, PJ Harvey, Joan Jett. La dégaine. Dégainer… ».

Si vous connaissez Toybloid, vous connaissez peut-être aussi une partie de sa généalogie : la chanteuse Lou est la fille de Stéphane Sirkis d’Indochine. « La situation est un peu ambiguë : j’ai toujours baigné dans la musique par mon père, par mon oncle, mais je n’ai jamais eu le déclic par eux », raconte l’intéressée, forte personnalité et authentique rockeuse, on la verrait mal prendre des postures d’égérie ou écumer les soirées mondaines comme le voudrait son statut de « fille de ».

Depuis quelques années le groupe a fait ses classes, écumé la France en camionnette, travaillé au maximum,  « à l’ancienne ». Capable de passer sur le pouce d’une première partie au Stade de France à un petit concert sur le toit d’un bus londonien, le trio avoue s’éclater sur la route. Ce qui manquait ? L’étape suivante, le studio, épreuve plutôt redoutée pour un groupe qui s’est contenté jusqu’ici de deux ep.

A une époque où il est si facile de s’enregistrer dans sa chambre, c’est aussi un retour aux racines. Avec ce disque sous haute tension et d’une densité peu commune, Toybloïd a parfaitement rendu justice à toutes ses inspirations. Et c’est bien l’avis de Liam Watson, séduit par le résultat de son travail avec ceux qu’il appelle « ses nouveaux Black Sabbath ».