Via Katlehong, la danse comme espoir

Publié le 01/06/2017

Créée en 1992, la compagnie Via Katlehong Dance, tire son nom du township de Katlehong dans l’East Rand, un de ces quartiers déshérités où est née la culture contestataire pantsula. Nourrie d’une forte identité communautaire, Via Katlehong Dance poursuit une mission éducative, culturelle et sociale à l’attention des jeunes d’Afrique du Sud.

La compagnie Via Katlehong défend la culture pantsula dans tous ses spectacles. La pantsula émerge dans les années 60-70, sous le régime de l’apartheid en Afrique du Sud. A cette époque, les populations rurales noires sont regroupées dans des townships où règnent chômage et criminalité, et toute la jeunesse de ces ghettos s’identifie à cette danse. Comme le hip hop aux Etats-Unis et en Europe, la culture pantsula est un style de vie, recouvrant mode, musique, danse, codes gestuels et parler. Et comme le hip hop, elle trouve son terrain d’expression dans la rue.

Dans les années 1990, la compagnie Via Katlehong Dance poursuit le combat protestataire en faveur des jeunes des quartiers pauvres à travers ses spectacles et performances qui combinent la danse pantsula (sorte de hip hop non acrobatique mais virtuose par sa rapidité), la tap dance (claquettes percussives avec des chaussures ferrées), le step (claquettes proches du time step américain) et le gumboot (une danse de mineurs à base de frappes des mains sur les cuisses et les mollets). Cela s’inscrit dans cette Afrique du Sud multiraciale qui se met lentement en place. Ces danses sont exécutées ensemble dans une énergie et un rythme communs. En criant, en sifflant, en frappant des pieds et des mains, l’assistance participe à cette fête bourrée de dynamisme et de fureur de vivre.

Crédit vidéo : « La Minute du spectateur » sur Numeridanse.tv

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mardi 14 novembre 2017 - 20h30

via kanana