« Le Bac 68 » : une reprise exaltante

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« Philippe Caubere, tel le magicien de L’Illusion comique de Corneille, va nous faire voir, revoir le passé, va faire vivre, revivre des personnages que l’on connaît ou non, que l’on reconnaît ou non. Des personnages d’une humanité touchante, fragiles et cocasses, des êtres entravés qui cherchent leur liberté, des êtres rétifs qui bricolent avec la réalité et rêvent, rêvent encore, s’engagent, espèrent, luttent contre l’adversité, triomphent ou se cassent la figure. (…)
Pour qui a eu le privilège de voir naître La Danse du diable, pour qui découvre cette nouvelle mouture du Bac 68, pour qui connaît Ferdinand Faure, cet alter ego qui ne quitte plus Philippe Caubère depuis trente-cinq ans, les retrouvailles de l’Athénée sont exaltantes. On n’a jamais le sentiment de la redite car, et c’est l’art exceptionnel de Philippe Caubère, d’un texte très écrit qu’il connaît au soupir près, il fait matière vivante et se permet des incises, des adresses à la salle composée de spectateurs de sa génération et de jeunes, très jeunes, qui n’étaient pas nés quand Ferdinand a commencé son roman- fleuve et à qui les gloires de 68 ne disent rien. Il est prodigieux. Il est resté l’Arlequin bondissant de ses débuts. Il fait des cabrioles mentales. Il jongle. Il saute, il court. Il s’émerveille. Il nous fait rire. Il nous fait tellement rire ! »
Armelle Héliot / Le Figaro, 28/10/2016 > lire l’article

« Avec Le Bac 68, le comédien endosse à nouveau les habits de son double, Ferdinand, continuant d’explorer son passé dans une veine poétique et drolatique.
Caubère ne recherche pas le temps perdu. On ne peut même pas dire qu’il le reconstitue. A chaque apparition, il l’invente ou le réinvente. Plus il vieillit, plus Ferdinand rajeunit, plus l’écart entre l’un et l’autre s’agrandit et, en même temps, s’amenuise. Le comédien remonte peu à peu, tel Benjamin Button, vers le lieu où il est né. Le terme idéal de l’expérience, de ce théâtre de poche autobiographique, pourrait être le récit de la naissance de l’un au moment où l’autre, comme Molière en scène disparaît. »
Philippe Lançon / Libération, 13/10/2016 > lire l’article

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