Géraldine Martineau, la révélation

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Géraldine Martineau, comédienne, metteuse en scène et auteure, revient sur son parcours et sur la pièce Le Poisson Belge qui l’ont mené vers le prix de la révélation féminine des Molières 2016 pour son interprétation de Petit Fille aux cotés de Marc Lavoine.

Formée à la Classe Libre du Cours Florent puis au Conservatoire National d’Art Dramatique de Paris, Géraldine Martineau est également passée par la Comédie Française. On la découvre ensuite dans des univers théâtraux très différents, ceux de Pauline Bureau, Jean-Michel Rabeux, Valérie Dréville, Stéphane Hillel, Véronique Bellegarde et Gerard Watkins, jouant aussi bien des auteurs classiques mais aussi des créations. Au cinéma, on la découvre dans Musée haut, musée bas de Jean-Michel Ribes, mais aussi dans des films de Michele Placido, notamment Le Guetteur, avec Daniel Auteuil. En 2011, elle reçoit les prix d’interprétation des festivals de Clermont-Ferrand et Angers, ainsi que le Lutin de la meilleure actrice pour Aglaée de Rudi Rosenberg, un film dans lequel elle interprète le rôle d’une adolescente handicapée. Parallèlement, elle fonde en 2010 sa compagnie : Atypiques Utopies et met en scène son premier spectacle Mademoiselle Julie d’August Strinberg. Enfin elle se lance dans l’écriture avec son premier texte, Jackie M, qu’elle créera et jouera dès 2017.

Comment êtes-vous entrée dans le projet du Poisson belge ?
J’ai adoré le texte, un vrai coup de foudre. Ensuite, j’ai rencontré Catherine Schaub (metteur en scène) que j’ai adorée toute de suite. À l’époque, Marc Lavoine n’était pas encore dans le projet ; lorsqu’il nous a rejoint, tout est devenu idéal et même paradisiaque.

Comment s’est passée votre rencontre avec Marc Lavoine ?
Marc Lavoine était venu avec Catherine Schaub me voir jouer au Théâtre du Rond-Point. Il y a eu tout de suite une familiarité et une évidence entre nous. C’est quelqu’un de très fin, il a aussi eu un coup de foudre pour le texte du Poisson belge, nous avons rapidement fait une lecture et c’est tout de suite très bien passé.

Grâce à votre expérience au théâtre, avez-vous pu apporter à Marc Lavoine des conseils pour sa première pièce ?
Je ne me permets pas tant que ça des conseils, car ce n’était pas forcément mon rôle. J’ai essayé de lui apporter la confiance pour monter sur le plateau car au début il était assez fragile. Je lui ai davantage tendu la main et beaucoup encouragé. C’est un milieu que Marc Lavoine ne connaissait pas mais qu’il a compris très vite. Rapidement, il a eu des idées de mise en scène toujours très justes. Il s’est vite senti à l’aise et m’a aussi apporté beaucoup de confiance.

Dans Le Poisson belge, vous jouez le rôle d’une petite fille, comment l’avez-vous appréhendé ?
Je n’en étais pas à mon premier coup. Je pense avoir ça en moi. Déjà physiquement, petite, menue, je fais, semble-t-il, assez jeune. Finalement, l’enfant qui est en moi a encore envie de s’exprimer. C’est un rôle assez naturel pour moi. De plus en plus, je ne joue plus la petite fille ; avec l’expérience, je joue telle que je suis sans en rajouter. Avec un peu de maturité, ce rôle devient encore plus intéressant.

Les thèmes de l’enfance, de la famille et de l’identité abordés dans cette pièce semblent vous tenir à cœur ?
Ces thèmes me touchent profondément. Nous essayons avec Marc de transmettre une sensibilité sur ces sujets-là. Il est vrai que j’adorerais jouer du Brecht, ou une pièce politique, mais j’ai eu un vrai coup de cœur pour cette pièce. Le thème de l’identité est incontournable avec ce personnage qui s’oublie et se retrouve. Si les gens sont bien avec eux-mêmes, ils sont bien avec les autres. L’enfance enfouie, le fait d’être passé un peu à côté de sa vie, le fait de ne pas prendre ses responsabilités… mon personnage est très angoissé. Les spectateurs apprécient de voir ces thèmes évoqués avec une note d’humour qui aide à passer un bon moment.

Ce rôle vous a emmené vers le Molière 2016 de la Révélation féminine, était-ce une surprise pour vous ?
C’était une surprise que j’espérais, mais une surprise quand même. Surtout un moment un peu magique. Les paillettes, la reconnaissance, avec une belle robe, attendre, remercier, ça m’a fait beaucoup de bien justement pour la confiance. Toute l’équipe du Poisson belge a été heureuse. Marc Lavoine est très heureux et fier, il m’appelle Molière (rire…). C’est la première chose qu’il dit aux gens que l’on croise, aux spectateurs : « Molière, Molière, vient ! », « Venez Molière ! ». Ça lui a fait plaisir qu’il y ait aussi une médiatisation supplémentaire sur la pièce. Cela rejaillit sur le spectacle et notre tournée.

Entretien réalisé par la Rédaction du VAC – Direction de la communication – Ville de Conflans-Sainte-Honorine – décembre 2016

Crédit photo Christophe Vootz

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