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« l’Avant Seine pousse les murs » [Le Parisien]

Colombes : le succès au rendez-vous, l’Avant Seine est obligé de pousser les murs. Avec une fréquentation en hausse constante, le théâtre s’agrandit. Objectif, toucher un public toujours plus large.

« Nous essayons d’être le fer de lance de la culture à Colombes », sourit Grégoire Lefebvre, directeur de l’Avant Seine. Pour « déployer son activité », le théâtre vient de lancer des travaux d’aménagement. Le coût, qui s’élève à 200 000 €, est pris en charge par l’Avant Seine, grâce à son « budget en bonne santé ». Et pour cause, la billetterie enregistre une augmentation du public de 5 à 10 % chaque année depuis l’arrivée de Grégoire Lefebvre, en 2010. Presque 23 000 personnes sont venues voir un spectacle cette saison. « Mon objectif est de rassembler toutes les générations, explique le directeur. Nous voulons toucher un public le plus large possible. » Voici son plan pour y parvenir.

 Une salle de concert de 200 places

Utilisée jusqu’alors pour des « réunions internes », la « petite salle », au rez-de-chaussée, va être transformée en salle de concert. Après les travaux qui lui « redonneront une identité esthétique », elle disposera d’une capacité de 200 places debout. Elle accueillera les « artistes de demain » de la musique actuelle. « Cela devrait nous permettre d’attirer les 20/35 ans, décrypte le directeur. Nous installerons un bar à proximité, à l’image des petites salles parisiennes. » Trois ou quatre spectacles devraient avoir lieu la première année, avant une montée en puissance sur « trois ou quatre saisons ». « A terme, j’aimerais qu’il y ai une date par mois », précise Grégoire Lefebvre. Les travaux seront terminés fin septembre, pour un premier concert le 16 octobre.

Une nouvelle salle polyvalente

En plein chantier, l’ancienne régie est en cours de rénovation pour créer une salle polyvalente. D’une centaine de mètres carrés, elle accueillera des réunions et sera privatisable pour des stages ou séminaires d’entreprise. « Elle servira aussi de salle de répétition pour les compagnies théâtrales, détaille Grégoire Lefebvre. C’est ce qui nous manque cruellement aujourd’hui. » La livraison est prévue pour la fin octobre.

Un bar à vin

C’est le dernier levier de l’expansion. Fort du succès du restaurant ouvert il y a cinq ans, lors d’une première phase de travaux avec la rénovation de l’espace d’accueil, le directeur veut le doter d’un « bar à vin ergonomique ». Avec l’ambition de faire du théâtre un vrai lieu de vie. « C’est important que les spectateurs sachent qu’ils peuvent passer du temps avant, ou après leur spectacle ici, appuie Grégoire Lefebvre. Le théâtre, c’est avant tout un lieu de rencontre. »

Victor Tassel / Le Parisien, 28/06/2017