Retour sur « Souffleurs d’Images » à l’Avant Seine

Après une première année d’expérimentation riche en rencontres et en découvertes artistiques, l’heure est au bilan (plus qu’encourageant !) pour ce nouveau projet de médiation.
Entre décembre 2016 et mars 2017, 5 spectateurs aveugles et malvoyants habitant à Colombes et 5 jeunes « souffleuses d’images » ont pu accéder ensemble à la programmation de l’Avant Seine.
Ils témoignent, sourire aux lèvres, de cette expérience menée en partenariat avec le CRTH, grâce au soutien du Fonds Handicap & Société.
« J’ai énormément apprécié. Tout le monde y a trouvé un intérêt, par exemple, Saïda n’était jamais allée au théâtre. »
Jean, spectateur
« Je suis abonnée depuis longtemps, cette année m’a remotivée à venir. La présence des Souffleurs d’Images donne un intérêt supplémentaire et aussi pour mon mari. Ça me déculpabilise vis-à-vis de lui, il peut profiter et regarder son spectacle tranquillement. »
Muriel, spectatrice
« J’ai beaucoup aimé le projet. J’étais avec Catherine, elle me racontait son quotidien. On a créé une intimité. Je me suis rendue compte de la vie d’une personne déficiente visuelle. »
Aurore, souffleuse d’images
« J’étais allée une fois à un spectacle avant ce projet. Ce n’était pas un spectacle comme ici, j’ai pu y découvrir des pièces de théâtre. Là, on avait une responsabilité, parce qu’on accompagnait quelqu’un. »
Saïda, souffleuse d’images
« C’était une nouvelle expérience, j’ai beaucoup stressé. L’initiation [référence à la formation Souffleurs d’Images] nous a permis de nous entraîner, de mieux appréhender la chose. »
Souha, souffleuse d’images
« J’ai aimé monter sur scène, toucher les décors, qu’on m’explique les costumes, ça rendait ça plus vivant. Quand tu vas à un spectacle et que tu entends tout le monde rigoler, que tu ne comprends pas c’est frustrant. Souha m’a aidé à comprendre. […] La première fois, elle était stressée, la seconde fois, elle était plus à l’aise. On n’a pas le même âge, on n’est pas de la même génération. Après Bac 68 [de Philippe Caubert], on a échangé, on a rigolé. Rien ne vaut une personne, l’échange.»
Muriel, spectatrice




